Que du temps à l’Amour mesure la pitié.
J’ai monté jusqu’ici; bientôt je vais descendre,
Traînant des jours vécus le néant et le bruit,
A l’éternel bûcher portant mon lot de cendre
Et ma part d’âme errante aux souffles de la nuit.
De mon double horizon le voile à mes yeux tombe;
Enveloppant mon sort d’un regard triste et sûr;
Déjà loin du berceau, déjà près de la tombe,
J’en mesure la route égale sous l’azur.