De souffrir la langueur des vœux inapaisés;
De mêler, sous le vol charmeur de l’heure brève,
Au néant des serments la douceur des baisers.
Voici le temps d’attendre au seuil des portes closes,
Implorant la pitié des bonheurs interdits,
Le cœur plein de sanglots, les mains pleines de roses,
Qu’un sourire nous ouvre encor le Paradis!
Voici le temps de fuir vers les routes ombreuses
Où l’on marche à pas lents, et la main dans la main,
Amoureux éperdus et blanches amoureuses,