Il a été prévu chez les frères Pinkerton autant de catégories qu’il y a de façons d’abuser de son prochain, au mépris des lois.

Et la liste n’est pas close !… elle ne le sera probablement jamais !…

Dès qu’un malfaiteur est signalé au siège social de l’agence Pinkerton, son nom reçoit aussitôt l’étiquette correspondant à sa spécialité. Il se trouve là en compagnie de milliers d’individus de toute nationalité réunis par la fraternité du crime.

Qu’un attentat se produise quelque part : effraction ou cambriolage, communication est aussitôt donnée aux autorités qui la demandent, de toutes les références de la série correspondante : cambrioleurs ou « fractureurs ».

Il est dès lors aisé à la police de découvrir les complices de son triste client, s’il en a.

C’est même le seul procédé vraiment rapide et sûr de reconstituer une bande organisée.

Tous les détectives connaissent la maison Pinkerton de New-York et s’y adressent dès qu’ils ont en main le moindre indice à fournir.

Les services qu’elle leur a rendus sont inappréciables.

Et c’est ce puissant auxiliaire que je tenais maintenant, pour ainsi dire, à l’autre bout du câble dont l’employé du télégraphe de Parade-Avenue manœuvrait le transmetteur sous mes yeux.

La maison Pinkerton brothers est, en effet, reliée par des fils spéciaux à toutes les grandes villes du monde.