Je me mis à cogner à la porte de ma cellule, fis un vacarme de tous les diables et exigeai que l'on me donnât un autre vêtement... On finit par y consentir, mais cela prit plus de deux heures. Il fallut qu'on en référât au gardien-chef, que celui-ci allât trouver le surveillant général, lequel exposa l'affaire au directeur, et enfin, après une longue suite de pourparlers, on m'apporta un «complet neuf».
Le scandale que j'avais provoqué dans la prison me fit considérer comme un détenu «rebellious» et je fus, à partir de ce moment, regardé d'un mauvais œil par mes gardiens...
Hélas! tout cela était de peu d'importance, en comparaison de ce qui allait m'arriver...
Pendant huit jours, je mangeai, comme on dit, mon pain blanc...
L'heure du supplice allait bientôt sonner!
II
LE SUPPLICE DE LA ROUE
J'ai parlé plus haut de cette trappe mystérieuse qui s'ouvre dans les cellules des prisons anglaises. Les planches dont elle est formée sont au nombre de quatre, solides, rugueuses, et offrent un contraste frappant avec les lamelles de parquet qui l'entourent.
Ceux qui la voient pour la première fois la regardent avec effroi, même s'ils ignorent à quoi elle sert... Quand on l'a vue s'ouvrir, hélas! on y songe toute la vie!...