—Cependant, cet homme semble singulièrement s'intéresser à vous...

—Possible!... mais je ne le connais pas... à moins... mais, oui, j'y songe...

—A moins? fit Allan Dickson en me regardant fixement...

—Ecoutez, lui dis-je, vous pouvez me rendre un grand service et, du même coup, débarrasser Londres de deux gredins dangereux.

—Je suis tout oreilles... De quoi s'agit-il?

—Voici: Je vous ai dit, tout à l'heure, que je m'efforçais de redevenir un honnête homme...

—Et je vous félicite de cette résolution...

—Oui... mais c'est plus difficile que je ne croyais...

—Et pourquoi?

—Parce que, lorsqu'on a vécu, comme moi, au milieu de gens sans aveu, on retrouve toujours sur sa route des misérables prêts à vous faire chanter... On est rempli de bonnes intentions, on s'efforce de reprendre sa place dans la société, de vivre honnêtement de son travail, mais on a compté sans les gredins qui vous ont connu autrefois et qui se dressent toujours devant vous, au moment où l'on voudrait les savoir à dix pieds sous terre... Depuis que je suis sorti de prison, je n'ai pas eu, je vous l'assure, une minute de tranquillité...