Mon associé eut un geste vague.
—Alors, dis-je, vous croyez que vous allez vous promener éternellement avec le Régent dans votre poche?
—J'en ai peur.
—Manzana, vous n'êtes pas raisonnable... car dans toute cette affaire, si quelqu'un a le droit de se plaindre, c'est moi. Comment, je vous apporte la fortune, je consens à partager avec vous le produit de mon travail et, au lieu de me remercier, de sauter dans mes bras, vous avez l'air de me traiter en ennemi. Ah! on a bien raison de dire que cette maudite question d'argent amène toujours la brouille entre les meilleurs camarades.
—Ne faites donc pas le bon apôtre... Est-ce que vous croyez que je n'ai pas deviné le fond de votre pensée?... Voyons... me prenez-vous pour un idiot?
—Mon cher, vous me prêtez là des sentiments qui me froissent, je vous l'assure... J'ai fait un pacte avec vous et je suis toujours prêt à tenir mes engagements...
—Oui, grogna Manzana... le revolver à la main...
—Que voulez-vous dire?
—Vous le savez aussi bien que moi.
—Mon cher, vous divaguez...