--Pas très bien.

--Moi, non plus. J'ai fait de vilains rêves... J'ai peur de rester seule si longtemps.

--Puisque c'est convenu! Puisqu'il le faut!

--Il le faut! Il le faut! Je pourrais bien t'accompagner tout de même... La campagne est si jolie.

--Y penses-tu? Que dirait l'oncle Batèche et la tante Zoé?

--Ils diront ce qu'ils voudront... Tiens, j'ai une idée... Tu leur diras que je suis ta fiancée... Ça fait très bien à la campagne: on présente toujours sa blonde aux parents avant de l'épouser.

--En effet, c'est une idée. Mais...

--Ne dis donc pas de bêtises. Je suis sûre que tu penses comme moi... C'est entendu... Tu vas voir comme je vais être bientôt prête.

Et, toute joyeuse, elle courut à sa commode dont elle fouilla les tiroirs.