Je ne donne ici que les vers et les lettres qui peignent quelques heures oubliées ou inconnues de la jeunesse de Voltaire. Je n'ai pas tous les autographes de ces pages inédites, je n'ai pour le plus grand nombre que des copies du temps. Mais que ceux qui ne reconnaîtront plus Voltaire me jettent la première pierre.
Je commence par deux franches épigrammes:
J. B. ROUSSEAU.
Pauvre Rousseau, vétéran rimailleur,
Comme on te berne, hélas! comme on se moque
De tes écrits! que je plains ta douleur!
Des gens de bien la haine réciproque
Était ton lot, mais sur le ton railleur
Tout honnête homme aujourd'hui te provoque.
Ton temps n'est plus; l'hiver n'a point de fleur;