Vous devriez venir à cheval, si votre M. Nocé en a un à vous prêter; j'en ferai prendre soin.

C'est chez Châtillon, perruquier à Saint-Germain, rue des Récollets, vis-à-vis des révérends pères récollets, facchini zoccolanti. Il faut demander Sansons; il habite un trou de cette baraque, et il y en a un autre pour vous. Vale, veni.

AU MÊME.

Paris, 12 août 1729.

J'irai quelque jour dîner chez Nocé, si ma misanthropie convient à la sienne. Je ne puis sitôt aller chez mademoiselle Lecouvreur; les papiers que je devais montrer au comte de Saxe sont encore chez l'ambassadeur de Suède.

Adieu. Voici la première prose que j'ai écrite depuis huit jours, les alexandrins me gagnent. Adieu, mon ami.

Mandez-moi s'il est bien vrai que Bonneval soit musulman. J'ai mes raisons, parce que j'écris demain à Constantinople où j'ai plus d'amis qu'ici, car j'y en ai deux, et ici qu'un, qui est vous; mais vous valez deux Turcs en amitié. Adieu.

A M. THIERIOT,

A LONDRES.

Paris, 9 juillet 1732.