On ne dit pas un mot de plus.

Dans les grandes phases de la vie, il faut toujours un confident. Léonce n'avait là qui que ce fût à qui ouvrir son coeur! Le lendemain, il repartit pour Paris, ne sachant d'ailleurs pas bien pour quoi faire, mais fuyant la solitude, cette implacable ennemie de ceux qui souffrent par le coeur. A Paris, il trouva un ami.

—Pourquoi cette pâleur, Léonce?

—Ah! si tu savais comme je suis malheureux. Et le jeune marié conta, une à une, toutes ses tortures.

Il ne montra sa blessure ni à sa soeur ni à sa mère.

—Tu es toujours bien heureux, Léonce.

—Oh! oui, bien heureux, ma mère.

V

Il revint le soir.

Il était onze heures; il passa par la petite porte du parc, pour ne pas réveiller les gens; il fut très surpris de voir de la lumière à la fenêtre du petit salon.