Cette fois il était convaincu qu'il allait trouver quelque charmante surprise de Geneviève.

Mais point. C'était une autre surprise. Octave regarda Geneviève d'un air désappointé.

Mlle de la Chastaigneraye prit une voix très-douce: «Si c'est illisible, il ne faut pas en vouloir à ma tante, voyez-vous, car je crois bien qu'elle a écrit ceci à sa dernière heure.»

Une émotion subite remua Octave; il comprit qu'il avait sous les yeux une des pages de sa destinée.

M. de Parisis lut:

«Au nom du Père, du Fils, du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. Que la volonté de Dieu soit faîte dans le monde, et la mienne dans ma famille.

«Ceci est mon testament.

«Reconnaissant que la meilleure part de ma fortune me vient des générosités de mon frère, M. Raoul de Parisis, à son retour du Pérou.

«Voulant que le grand nom de Parisis ne puisse déchoir.

«Moi, dame Angélique-Régine de Parisis, soussignée, je lègue toute ma fortune, telle qu'elle s'étend et se comporte: mes châteaux, mes terres, mes inscriptions de rentes, mes obligations de chemins de fer, mes meubles et bijoux, à mon cher neveu Jean-Octave de Parisis. Le priant de venir, ne fût-ce qu'une fois l'an, à mon tombeau, me faire les visites dont il m'a privée pendant ma vie. Mais je suis sûre que si j'eusse été moins riche, il eût été plus de mes amis.