Georges ne comprenait pas lui-même. Il parla du poignard ensanglanté, mais on lui rit au nez.
Dans son épouvante, il marcha d'un pas rapide vers l'hôtel du Louvre.
Il se coucha, mais il eut toutes les peines du monde à s'endormir.
«Que se passera-t-il donc demain? se demandait-il. Est-ce que ma destinée veille et travaille cette nuit? Après tout, si le comte est empoisonné, c'est la fatalité qui aura versé le poison.»
II
LE LENDEMAIN
Quand Georges se réveilla, huit heures sonnaient à
Saint-Germain-l'Auxerrois.
«Un beau jour,» dit-il, en voyant jouer gaiement un rayon de soleil.
Il pensa au comte et à la comtesse de Xaintrailles,—à l'eau de laurier-cerise et au rendez-vous.
Un beau jour, en effet, car à la même heure il y avait du nouveau rue de la Pépinière, chez le comte de Xaintrailles. Le docteur Tardieu avait été appelé au point du jour. Je ne puis mieux faire que de donner mot à mot son procès-verbal, que je trouve dans la Gazette médicale:
«J'arrivai à cinq heures du matin chez le comte de Xaintrailles qui venait d'être empoisonné.