Le prêtre mit un pied sur la première marche comme pour montrer le chemin au condamné, qui devança l'abbé—— et monta deux marches sans chanceler.

«Adieu, mon père. Voyez souvent Mme de Xaintrailles. Dites-lui bien que c'est elle qui m'a fait croire à Dieu.

Avant de monter sur le dernier théâtre de sa vie, il pencha la tête vers le crucifix que lui présentait l'abbé——. Il y appuya ses lèvres avec onction. Deux larmes de foi et de repentir tombèrent de ses yeux.

Quand Georges fut sur la seconde marche, il jeta un regard autour de lui, comme pour dire adieu au ciel et aux hommes.

Il vit passer dans la foule,—dans l'horrible foule en haillons,—qui la veille s'était enivrée de vin et qui allait s'enivrer de sang, une figure qu'il connaissait bien.

«Valentine!» cria-t-il.

Mais, en regardant mieux, il vit bien que ce n'était pas la comtesse de Xaintrailles.

C'était une jeune fille vêtue de blanc, les pieds nus, les bras levés, les mains jointes, la chevelure flottante, ceinte d'un cercle d'or, dans l'attitude de la prière.

Georges du Quesnoy se retourna vers le prêtre:

«Voyez-vous? lui dit-il d'une voix étouffée.