Georges ne manqua pas de faire encore un pèlerinage au château de
Margival. Mais ce n'était plus qu'une solitude abandonnée.
Le comte, qui aimait les voyages, était parti quelques jours après le mariage de sa fille pour Rome, Naples, Athènes, Constantinople. Il n'était pas encore revenu.
Georges lut sur une pancarte attachée à la grille:
CHATEAU A VENDRE.
«Ce château est comme moi, pensa-t-il. Ce château n'a plus de maître et il est à vendre.»
Il pensait en philosophe. Tout homme qui ne se possède plus est à vendre.
«La mort partout,» dit tristement Georges.
Et il s'éloigna du château comme du cimetière de sa jeunesse.