Il avait laissé derrière lui la meilleure opinion sur son compte.

La bienveillance de mon père lui avait été acquise par sa piété et les sacrifices qu'il prétendait avoir faite pour la foi.

Il avait enseigné à ma mère comment les Serbes portent leurs bonnets.

Il lui avait aussi montré une nouvelle façon d'apprêter les marigolds, en usage chez les Lithuaniens.

Quant à moi, j'avoue qu'il me restait une vague réserve à l'égard de ce personnage, et que j'étais résolu à ne pas lui témoigner plus de confiance qu'il ne le faudrait.

Mais pour le moment, il n'y avait qu'une conduite à tenir, qui était de le traiter comme l'ambassadeur de gens amis.

Et moi? Que devais-je faire?

Obéir aux désirs paternels et tirer mon épée vierge en faveur des insurgés, ou me tenir à l'écart et voir quelle tournure les événements prendraient d'eux-mêmes?

Il était plus convenable que ce fut moi qui partît et non lui.

Mais d'autre part je n'avais rien de l'ardeur du zélateur en religion.