—Non, au vieux donjon des Botelers, répondit-il.
Et j'entendis appeler le nom qui venait ensuite sur la liste, pendant qu'on me faisait franchir une porte latérale, précédé et suivi d'un garde.
Nous traversâmes un nombre infini de passages, de couloirs, qui retentissaient de nos pas lourds et du bruit des armes, et nous arrivâmes enfin à l'aile ancienne.
Là, dans la tourelle de l'angle, existait une petite chambre nue, où l'humidité entretenait la moisissure.
Elle avait un plafond élevé, en forme de voûte et une longue fente dans le mur extérieur laissait seule entrer le jour.
Une petite couchette de bois et un siège grossier formaient tout le mobilier.
Ce fut là que m'introduisit le capitaine, qui, après avoir posté un factionnaire près de la porte, entra avec moi et délia mes poignets.
C'était un homme à mine mélancolique.
Ses yeux graves, enfoncés, sa figure lugubre, juraient avec son équipement aux couleurs vives et le joli nœud de rubans de son épée.
—Ayez du courage, mon garçon, dit-il d'une voix creuse. On se sent étranglé, on gigote et c'est fini. Il y a un jour ou deux, nous avons eu la même corvée à faire, et l'homme a à peine gémi. Le vieux Spender, qui est maréchal-ferrant du Duc, a une façon à lui pour serrer le nœud, et non moins de jugement pour ménager la chute, qui vaut celle de Dun, de Tyburn. Donc ayez du courage, car vous ne passerez point par les mains d'un apprenti.