Et pourtant il vint une époque où l'on se rappela avec sympathie les gars qui avaient combattu avec tant de vigueur dans l'Ouest, où leurs membres, recueillis dans bien des fossés et les solitudes où les avaient semés les bourreaux, furent rapportés au milieu du deuil silencieux d'une nation, dans les jolis cimetières champêtres où ils auraient voulu reposer.
Là, à portée du tintement de la cloche qui les avait, en leur enfance, appelés à la prière, sous le gazon où ils s'étaient promenés, à l'ombre de ces collines de Mendip et de Quantock qu'ils avaient tant aimées, ces braves cœurs dorment en paix dans le sein maternel.
Requiescant! Requiescant in pace!
Pas un mot de plus sur moi-même, chers enfants.
Ce récit est tout hérissé de Je. On dirait un Argus...
Cela, c'est un trait d'esprit, que vous ne comprendrez peut-être pas, je m'en doute.
J'ai entrepris de vous faire l'histoire de la guerre de l'Ouest, et cette histoire, vous venez de l'entendre.
Vous aurez beau me dorloter, me cajoler, vous n'en aurez pas un mot de plus.
Ah! je sais combien il est bavard, le vieillard, et que si vous pouviez seulement le mener jusqu'à Flessingue, il vous conduirait à travers les guerres de l'Empire, à la cour de Guillaume et à la seconde invasion de l'Ouest, qui eut une issue plus heureuse que la première.
Mais je ne ferai pas un pouce de plus.