[ [11] L'hôpital, ou le pays où nous couchons.
[ [12] Les portiers sont Français.
[ [13] Riffauder, chauffer, faire cuire nos ornichons, nos poulets.
[ [14] Avec nos filles et nos garçons.
[ [15] Tous ensemble nous mangeons.
PRODUCTION D'UN VILLON MODERNE[1],
Copiée sur les murs d'un cabanon de la prison de la Roquette. Comme elle a, elle aussi, sa morale, et qu'elle est écrite dans le style des voleurs, nous la reproduisons comme une pièce assez curieuse, et nous nous gardons bien d'en changer le sens et l'orthographe.
Air connu.
Un soir que j'étais dans la débine,
Un coup de vaque il nous fallut donné:
Pour travailler, je mis au plan ma rondine,
Et mes outeils, nous fûmes les déplanquer. (Bis.)
Mais en passant le portier vous excrache;
J'étais fargué, mais l'habit cachait tout;
Le jardinant, je frisais ma moustache.
Un peu de toupè, et je passe partout. (Bis.)
En deux temps, j'remouque et j'débride;
Tout deux, en braves, nous barbottions,
Chez un banquet, la caisse n'est jamais vide;
D'or et de billet, nous trouvons un million. (Bis.)
J'me suis lancé tout à coup dans l'grand monde,
Dans l'espoire de me paré de tout.
J'ai courtisé femmes brunes et blondes.
Quand on est riche on peut passé par tout. (Bis.)