J'ai vaicut dans l'indépendance;
J'ai par courut les bals et les salons.
Dans les palais où règne l'opulence,
L'on mi rendi les honeurs d'un baron.
J'avais valais et caléche à ma suite.
Mes bons amis, puisqu'il faut vous dire tout,
Même à la cour j'ai rendu ma visite.
Quand on est riche, on peut passé par tout.
[ [1] Poète filou, qui est maintenant au bagne pour 20 ans.
Il nous a paru curieux, ainsi que nous le disons plus haut, de donner à la suite de ces ignobles productions, deux chansons faites dans les prisons de Paris et appartenant à des écrivains distingués, qui ont eu le malheur d'être longtemps privés de leur liberté pour avoir trop osé croire à celle de la presse.
LE GUET DES VEILLEURS,
OU
LES TRUANDS EN 1480.
Imité du chapitre de Notre-Dame-de-Paris (Besos para golpes),
Par Victor Hugo.
Nota. Tous les noms bizarres inclus dans les vers marqués d'un astérisque étaient les différents grades de la Truanderie; voir dans le Dictionnaire pour l'étymologie des mots en argot.
Air de Tempête, de Loïsa Pujet.
D'Orsiny débride sa taverne,
Rappliquez, ribauds, truands, goualeurs(*);
Le soudart qui r'mouche à la poterne
Pourrait allumer les chourineurs(*).
Au loin le couvre-feu sonne,
Narquois, renquillons sans bruit;
Icigo, l'on piqu'te et chansonne,
Et l'on peut y sorguer la nuit.