Pas Français ! celui qui a dit : « Quiconque se bat contre sa patrie est un enfant qui tue sa mère. »

Pas Français ! celui dont Stendhal a dit : « Il aimait la France avec la faiblesse d’un amoureux. »

Pas Français ! celui qui écrivait : « Je rougirais d’être Français s’ils étaient aussi lâches que dit le ministre de l’intérieur. »

Pas Français ! celui que « vingt mille poitrines appellent, en 1815, sous les murs de l’Élysée, le suppliant de résister, de ne pas abdiquer », et qui préfère sa propre humiliation à la guerre civile dans sa patrie.

Pas Français ! Mais de quel cœur autre qu’un cœur français pouvaient s’exhaler ces deux mots : « Territoire sacré ! » pour désigner le sol de la France envahie ?

N’est-ce pas faire honte à la mémoire de l’Empereur que de réfuter une pareille imputation ?

En vérité, comment pourrait-il bien ne pas être Français, le héros de l’épopée impériale !

Nulle controverse n’entamera cette évidence : aussi longtemps qu’un être humain vibrera à la sensation chevaleresque de la gloire, — l’orgueil le plus vivace de la France ne cessera de résider, de s’affirmer, de s’exalter dans le nom de Napoléon.

LIVRE VII
LE CHEF

I