Après le soleil, qui marche au-devant des planètes, comme le noyau d'une comète, viennent rangées l'une après l'autre les planètes des quelles les courves révolutives deviennent toujours plus grandes, selon leur distance du soleil, comme si elles représentaient autant de pendules centrifuges, dont les fils partent du centre du soleil.

Si les planètes sont toutes en circulation et le soleil est admis, en pensées, immobile, les fils (radii vectores) décrivent des cônes réguliers, dont la base est perpendiculaire sur l'axe du cône. La circonférence de cette base du cône est ce que nous nommons la curve révolutive originaire. Si les cônes sont dans le même angle ils semblent ne faire qu'un seule et les planètes circulent sur la surface du cône. A en juger d'après les observations il semble en effet que les cônes sont presque dans le même angle et que par suite de cette position le zodiaque à été a considéré comme une borne commune des orbites.

La projection centrale des anneaux des orbites est naturellement un cercle, qui par la projection se change en ellipse quelconque. Vus du soleil les orbites des planètes paraissent projetées dans une configuration, qui représentent exactement le diagramme de Copernic; le soleil est au milieu de toutes les orbites et les planètes semblent circuler autour de son centre.

Le cône même montre le système vu de côté; si les curves sont dans le même angle, alors la grandeur des orbites—leur demi-diamètre—se rapportent comme la distance du soleil. C'est clair que d'aucune planète cette curve peut être vue d'une autre planète comme centrale, il faut qu'elles se représentent comme cercles excentriques ou elliptiques. La terre en rapport à une autre planète vient dans des différentes positions, aussi dans une telle que ses satellites montrent des orbites projetées centralement.

Si le soleil se meut, alors la direction de son mouvement est l'axe commun du cône, c. a. d. que les planètes circulent autour de la linge décrite par le soleil dans l'espace, que ligne nous pouvons nommer l'orbite du soleil.

Par le mouvement propre du soleil les anneaux du mouvement des planètes considérées jusqu'à présent, comme des courves planes, sont changées en spirales, qui sont d'autant plus étendues ou alongées, que la vitesse du soleil est plus grande en comparaison de la propre vitesse de la planète: ces courves de double courbure ne sont plus perpendiculaires à l'axe du cône ou sur l'orbite du soleil, mais elles ont une inclinaison vers lui, ce qui est indiqué par l'angle du cône.

Supposons que le soleil se meut en ligne droite, alors les anneaux des spirales, qui sont décrites par les planètes forment un cylindre droit dont le diamètre est égal au diamètre de la courve révolutive originaire ou à l'anneau spiral: dans ce cas on pourrait nommer les spirales cylindrique, par ce que les anneaux suivant les uns les autres, ont le même diamètre et la même position. Mais c'est clair que le soleil ne pouvant pas se mouvoir en ligne droite, se meuve aussi dans une curve; ainsi le cylindre, que nous nous sommes représenté recevra une courbure. C'est bien clair, que les diamètres des anneaux spirales ne sont pas changés par cette troisième courbure, mais la projection de ceux-ci est modifiee.

En regardant de cette manière le cône—la figure cônique du système solaire—recevra une faible courbure, et présentera l'image, qui nous rappelle à la figure d'une corne d'abondance.

La section centrale—en longeur de l'axe—du cône courbé est un triangle sphèrique. Vu centralement le soleil ne se trouve plus au centre de toutes les orbites—anneaux spirales—mais il se produiront les excentricités et les inclinaisons apparentes des orbites l'une vers l'autre.

La terre est peu éloignée de la pointe du cône—du soleil—et se meut sur sa surface; les positions continuellement changeantes et variables des planètes elle voit perspectivement, chaque moment du mouvement il y a une autre projection.