Si on se représente, que toutes les planètes sont situées dans la même ligne sur la surface du cône, cela est comme si l'on disait, que les planètes inferieures, Mercure et Venus sont en même temps en conjonction et les planètes superieres Mars, Jupiter, Satourne, Uranus et Neptune en opposition d'après le système de Copernic; cette position de toutes les planètes avait déjà été considérée par les anciens et leur retour nommé la grande période. Que cette période soit agrandie par les deux nouvelles planètes Uranus et Neptune c'est clair.
Ce qui concerne les périodes et les positions des corps du système solaire se mouvant dans l'espace, leur changement est peu apparent, parce que l'entier reste ensemble et par conséquent la figure du système n'est pas changée. Les distances relatives sont enchainées au mouvement réglé: si d'après cela l'observation des corps appartenant au système solaire était suffisante à l'astronomie, alors les phénomènes pourraient être reduits à leur plus grande simplicité; mais comme pour comparaison le ciel sert de fondement et base, il s'ensuit une complication d'après laquelle le ciel étoilé entier semble lui même se déplacer comme un entier dans l'espace.
Considérons la figure cônique du système solaire sous condition, que le soleil est immobile, alors les planètes peuvent décrire des courves fermées, c. a. d. qu'elles circulent constamment dans les mêmes courves planes, que nous avons nommées l'anneau ou la courve révolutive originaire de la planète et qui ne change pas d'endroit dans l'espaces, par la raison que ces plans, d'après les idées d'aujourd'hui doivent être considérés comme invariables; mais ceci fait présumer une autre condition indispensable, d'après laquelle l'attraction solaire n'exige aucun autre effet sur les planètes, que celui qui est nécessaire pour conserver l'équilibre du système solaire et la distance invariable de ces corps du soleil, afin qu'aucune planète ne s'approche de lui et qu'aucune ne puisse s'éloigner, cette condition reste invariable avec le système solaire se mouvant et l'attraction du soleil se reduit à la communication de sa propre vitesse, par suite de là les courves révolutives originaires se changent en spirales. Par cet effet de l'attraction c'est concevable que les planètes doivent rester nécessairement dans la même distance du soleil.[A]
[A] C'est difficile à comprendre comment l'attraction, une force dont la quantité et la grandeur sont données par les masses invariables du soleil et la terre est alternativement croissante ou décraissante. Mais si on ajoute encore, que la vitesse de cette force est infinie et par conséquant sa prétendue action est en même temps momentane, on est tout à fait troublé et stupifié. Où est le motif, où est la cause du decroissement d'une force dont la grandeur et l'action sont constantes et momentans et dont la vitesse est infini? C'est une des questions à laquelle la physique ne donne pas de réponce? Vide: Le pouvoir grossisant de l'atmosphère par August Tischner.
Que l'alongation des spirales dépend du rapport entre la vitesse correspondante du soleil et des planètes et d'une planète et de ses satellites c'est clair. Cette étendue de l'alongation de la courve révolutive est en même temps l'inclinaison (ou déclinaison c'est égal) de l'orbite spirale vers l'axe du système solaire (orbite solaire ou l'équateur céleste); l'angle de l'inclinaison est ainsi donné par la propre vitesse de la planète et de celle du soleil. Que la vitesse d'entrainement la même pour toutes les planètes du système solaire, c'est compréhensible.
On voit que si on aperçoit au ciel étoilé un déplacement perceptible du soleil, qui parait indépendant du double mouvement de la terre, mais qui est accusé clairement par les étoiles (50'', 25, la praecession) on peut conclure avec certitude, que c'est la suite du mouvement propre du soleil ou du mouvement de son système dans l'espace.
En continuant nos différents regards nous pouvons apporter quelque clarté à la question concernant les révolutions et les temps de révolutions. Le déplacement continuel du soleil stipule le changement continuel des planètes et de leur circulation sans interruption; il y a donc un mouvement sans interruption du même mouvement et ni une révolution proprement dite, ni un temps de circulation. Une période de révolution est ainsi le retour du même phénomène ou de la même position apparente au ciel, elle est relative, elle est coïnidence. Que ces coïncidences reviennent périodiquement, quelles reviennent régulièrement, c'est selon toute vraisemblance l'ouvrage de l'attraction universelle.
Il se demand maintenant, quelle phénomène de retour est à considerer comme une révolution ou période révolutive accomplie et à quoi cette période a à se rapporter? La science théorique s'est décidée pour la révolution sidérale, comme il semble dans l'intention de déterminer une conformitée parmi tous les corps du système solaire, que la théorie n'a pas fondé son choix ou sa decision sur une conception rationelle, qui ressort de l'étude des phénomènes, elle a prouvé, en rapportant la rotation de la terre aux étoiles et a établie ainsi une rotation sidérale où c'est pourtant assez clair, que ce mouvement de la terre ne peut se rapporter qu'à lui-même.
Si le système de Copernic était fondé sur la réalité et les planètes circuleraient toujours à la même place, en verité autour du soleil et dans des courves fermées, c'est bien clair qu'après une circulation de 360° elles puissent revenir à la même place de leur orbite et dans ce cas leur position en rapport à une étoile de comparaison pourrait être, après une révolution accomplie de cette manière, la même; mais comme d'après les observations cette coïncidence avec l'étoile à lieu dans des périodes croissants, il s'ensuit que le mouvement des planètes n'a pas lieu d'après le système de Copernic et que la période révolutive des corps, qui forment le système solaire peuvent se rapporter seulement à leur guide c. a. d. au soleil, et l'on peut conclure avec certitude, que ces coïncidences de la position rélative au ciel, tombe dans le même temps qu'elles conservent leur distance du soleil et qu'elles se meuvent avec la même vitesse uniforme.
C'est bien compréhensible, que par suite des orbites serpentant sans cesse, se produisent des coïncidence différentes et qu'ainsi apparaissent périodiquement des différents phénomènes. Cette circonstance fut la cause, pourquoi la théorie attribue à la lune cinq divers temps de révolutions. «Révolution» et «temps de révolution», employés de cette manière n'ont plus aucune signification, aucun sens; car d'après la nature de la chose, on n'a qu'à rester à une seule période révolutive.