Si nous nommons orbites l'espace parcouru des planètes et de leurs satellites spirales sans fin, le chemin du mouvement des corps célestes décrit par elles, alors nous corporisons, pour faciliter, en pensée, notre imagination. Nommons nous le parcours d'un anneau spirale etendue, la description de 360° et la révolution accomplie, nous rapportons cela au soleil et supposens, que les deux points finales (commencement et fin) d'un anneau spirale ainsi réprésenté, se trouvent dans la même ligne, c. a. d. si les points commencent d'une spirale coïncident avec le soleil à l'equinoque vernal, ses fins coïncideront également avec le soleil après une révolution tropique accomplie.

Ce système solaire, se mouvant sans fin et sens borne dans l'espace infini, ce cône—un point en grandeur disparaissant dans l'univers—qui parcourt dans une ligne de double courbure, contient presque tout ce que l'homme peut distinctiment appercevoir au ciel; les mouvemens et les positions toujours changeants sans fin, les variations périodiques et séculaires etc. tout est là; c'est l'unité de la science, le fondement de sa théorie; si on comprend le mouvement dans l'espace, on n'a pas besoin de recourir à des forces cachées, chaque explication est superflue, inutile, la nature s'explique elle-même, supposé que l'homme soit capable de l'étudier.

Remarque: Quelques lecteurs pourrait s'étonner de ce que nous faisons un usage trop fréquent de l'expression «cercle», mais après quelques réflections ils reconnaîtront eux-mêmes que ce mot a un sens bien étendu, qu'il conserve toujours encore, si nous transformont p. ex un cercle donné en différents flexions, qui lui donne une ou plusieurs courbures. Tous les espèces de lignes courbées, qui se laissent projeter comme cercle ou sont menées à 360° peuvent être nommées circulaires. Ainsi on a p. ex decrit un cercle par la lettre S ou avec le chiffre 2; la ligne serpentante, l'ellipse, la cycloide, et plusieurs espèce de spirales ect. se projetent comme circulaires et peuvent être considérer comme une partie sans fin, contenant 360° produit par la circulation. Le mot «circulation nous rapelle déjà un mouvement circulaire, sans que par cela un cercle soit immédiatement décrit; puisque une circulation accomplie ou une révolution dut contenir 360°, c'est compréhensible, que ceux-ci se rapport au cercle. Le double mouvement courbé de la terre, comme nons nous la représentons par un anneaux spirale cylindrique, quand il s'agit d'une partie repondante à une période annuelle est en effet un cercle transformé en un anneaux spirale.

Autant que les astronomes négligent d'étudier avec soin attantif les apparitions célestes et leur signification et soutiendront avec obstination la théorie astronomique actuelle, fondée sur les suppositions et les imaginations de Copernic[B], Kepler et Newton, l'astronomie comme elle est enseignée aujourd'hui, n'est rien de plus qu'un jeu de phantasie.

[B] Solis coelique stator.

Nous sommes persuadés, que le Bon-sens de l'homme normal se décidera enfin de rejeter les idées des astronomes sur la mécanique céleste professée aujourd'hui, même contre les efforts des astronomes les plus célèbres à soutenir les superstitions, qu'ils propagent, mais qui ne servent qu'à flatter leur vanité.

Nous demandons pourquoi les astronomes n'ont-ils pas le courage de s'élever contre le système solaire insoutenable et impossible fondé sur le soleil fixe de Copernic, et pourquoi ne veulent-ils pas proposer un système fondé sur le soleil se mouvant dans l'espace?

Ils ont peur, comme Alexandre de Humboldt, de heurter au guêpier.[C] Le courage moral leur manque de s'opposer à des idées généralement acceptées et proclamées comme des vérités incontestables, mais qui ne s'accordent pas à la réalité et qui sont même en contradiction avec la théorie adoptée.

[C] vide: L'astronomie et les astronomes, par A. Tischner 1893, p. 39.

La présomption de tout savoir, est la vraie cause, qui empêche le progrès. Nous espérons que la question soulevée par nous sera décidée dans le siècle à venir.