Le second, Francis-Wallace, le filleul de Mrs Dunlop, celui dont son père était si orgueilleux, mourut en 1803, à l'âge de quatorze ans.

La destinée des deux derniers est plus intéressante. William-Nicol Burns, nommé d'après le Nicol d'Édimbourg, après avoir reçu son éducation à la Grammar-School de Dumfries, s'embarqua pour les Indes à l'âge de quinze ans, en qualité de midshipman. En 1811, il reçut une commission de cadet. Après trente-trois années de service comme officier dans le 7e régiment d'infanterie de Madras, dont il devint lieutenant-colonel, il prit sa retraite et revint en Angleterre en 1843. Il alla habiter la petite ville paisible de Cheltenham et y mourut presque de nos jours, le 21 février 1872. Il mourut sans enfants.

Le quatrième fils, James-Glencairn, nommé d'après le bienfaiteur de Burns, eut une carrière presque semblable. En 1811, il fut nommé cadet au service de la Compagnie des Indes-Orientales. Il rejoignit à Calcutta le 15e régiment d'infanterie indigène du Bengale. Lorsqu'il vint faire un séjour en Angleterre, en 1831, il fut l'hôte de Walter Scott à Abbotsford. À son retour dans les Indes, en 1833, il fut nommé Juge et Percepteur à Cachar. Il revint définitivement en 1839 avec le grade de major. Puis il alla vivre avec son frère à Cheltenham où il mourut en 1865. Il eut deux filles de deux mariages. La seconde, Anne-Becket Burns, qui ne s'est pas mariée, vivait encore à Cheltenham en 1883. L'aînée, Sarah Burns, épousa un docteur Hutchinson de qui elle eut un fils, Robert Burns-Hutchinson, et trois filles: Annie, Violet et Margaret. Robert Burns-Hutchinson est donc le seul descendant mâle légitime du poète. En 1877, il est parti pour Assam afin de se faire planteur de thé.

Des deux filles naturelles de Burns, l'aînée «la petite Bess» resta à Mossgiel avec Gilbert et la vieille mère jusqu'à l'âge de sa majorité. Elle reçut alors une dot de deux cents livres obtenues par une souscription publique. Elle épousa un nommé John Bishop et mourut à l'âge de trente-deux ans. La seconde continua à être élevée par Jane Armour avec ses propres enfants. À sa majorité, elle reçut également une somme de deux cents livres qui provenait de la même souscription. Elle épousa un nommé John Thomson, soldat retraité, qui travaillait près de Glascow à son métier de tisserand. En 1859, une nouvelle souscription lui assura trente livres de rente viagère. Elle mourut le 13 juin 1873.

Ainsi, plus ou moins largement, la gloire de Burns procura aux siens ce que sa prévoyance ne leur avait pas assuré. S'il avait pu le deviner, sa fin eût été moins cruelle.[Lien vers la Table des matières.]

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

TABLE DES MATIÈRES

PREMIÈRE PARTIE.
LA VIE.