Et toute la nuit, il semble m'accompagner et me rappeler ma cruelle destinée; car je n'ai pas à me plaindre d'un autre que moi; car je ne croyais pas que la mort eût pouvoir sur les divinités....
Sonnet LXXXIX. Le chant triste d'un petit oiseau lui rappelle ses propres chagrins.
Bel oiselet qui vas chantant ou pleurant tes jours passés, en voyant la nuit et l'hiver à tes côtés, et le jour ainsi que les mois joyeux derrière tes épaules!
Si, comme tu connais tes maux pesants, tu connaissais mon état semblable au tien, tu viendrais dans le sein de cet inconsolé pour partager avec lui les douloureuses plaintes.
Je ne sais si les parts seraient égales; car celle que tu pleures est peut-être en vie, tandis que la Mort et le Ciel sont tant avares pour moi.
Mais la saison et l'heure moins propice, ainsi que le souvenir des douces années et des années amères, m'invitent à te parler avec pitié.
(Sonnets et canzones après la mort de Madame Laure).
Nous empruntons ces sonnets à la très belle traduction de M. Francisque Reynard, si poétique, si colorée, et qui rend si bien l'étonnant sentiment pittoresque et les qualités de peintre de primitives fresques italiennes, qu'il y a dans Pétrarque.[Retour au Texte Principal.]
Footnote 583: Address to the Woodlark.[Retour au Texte Principal.]
Footnote 584: Fair Eliza.[Retour au Texte Principal.]
Footnote 585: Edmond Arnould. Sonnets et Poèmes, sonnet XXI.[Retour au Texte Principal.]