Fig. 22.—Place de la Bastille en 1889.

Sur ce pont, à droite en venant de la première cour, des constructions légères comprenant: des cuisines, des logements et la salle de bain du gouverneur.

À son extrémité, un peu élargie sur la gauche en face du portillon de la forteresse, ce pont était muni d'une barrière de bois; on y voyait aussi les appuis et amarres des ponts-levis de la porte et du portillon.

L'un des deux ponts-levis abaissé, le fossé franchi, on entrait dans la Bastille.

Là, on se trouvait en présence d'une sorte de cage remplaçant la herse, où veillaient des sentinelles; derrière cette cage, les lourdes portes bardées de fer de la forteresse.

Passé ces portes, on était sous la sombre voûte de la prison, agrandie au moyen d'un tambour intérieur (T) dans lequel on avait aménagé le corps de garde (m).

Enfin, derrière ce tambour, la grande cour des prisons.

Voilà ce qu'étaient la Bastille et ses annexes.

C'est à ce formidable ensemble de défenses que le peuple de Paris résolut de donner assaut le 14 juillet 1789.

PRISE DE LA BASTILLE