Hommes de Dieu qui militez


Demeurez joyeux et paisibles! etc., etc., etc.»

Il dit, et à l'aspect de la croix de son supplice, il la bénit, lui parle avec amour, puis crie aux bourreaux: «Sus à vostre gré me mettez!» Paul suit ce grand exemple; sa tête roule, et trois fontaines d'eau vive s'élancent de son corps décapité. Aussitôt Néron connaît, pour la première fois, un trouble singulier: «Ha! mes amys, et que ferai-je?...» Ce trouble devient du désespoir et de la démence quand les figures de saint Pierre et de saint Paul reparaissent resplendissantes à sa vue. Ses chevaliers veulent en vain le rassurer. Une sédition du peuple achève d'égarer ses sens. Il demande la mort; il se couche; Satan lui crie: «Mauldict Néron! lever te faut!» Alors il se tue, et les diables, enivrés de joie, apportent son ame à Satan, en chantant:

Riez, ronflez et cliquetez


Ouvrez vos yeux pénétratifs

Pour voir qui nous vous apportons, etc., etc., etc.

Clément finit par ces mots:

Allons faire nostre orémus,