32o. Coustellier. 1723-45. Justement estimé, surtout par sa jolie Collection des Vieux poètes français, in-12, et par ses charmantes éditions in-12 de plusieurs classiques latins, tels que le Virgile, le Lucrèce, etc.

33o. Barbou. 1757, etc. Sa Collection in-12 des Classiques latins, qui fait suite aux impressions de ce genre qu'a données Coustellier, son Malherbe, avec les notes de Saint-Marc, in-8, et d'autres productions aussi nettes que correctes lui ont acquis une réputation méritée.

34o. Louis Cellot. 1768-71. Nous lui devons, parmi beaucoup de bonnes éditions, le Racine in-8 de Luneau de Boisgermain, et la traduction du Térence, de Le Monnier.

35o. Didot. 1743-1834. Ce grand nom typographique est, avec le nom d'Estienne, celui qui honore le plus l'imprimerie française. Depuis 1743, qu'on le voit paraître, au plus tard, avec un éclat modeste, dans les traductions in-12 de la Vie et des ouvrages de Cicéron, ainsi que dans nombre d'autres excellens ouvrages, jusqu'à nos jours; il n'a cessé de figurer dans les plus belles, les plus correctes et les plus utiles productions de la presse, à commencer par les magnifiques Collections de nos classiques dites du Dauphin, et à finir par la superbe réimpression du Thesaurus linguæ græcæ de Henri Estienne. Mais, ce qui met le comble à la gloire de cette famille, c'est qu'à l'exemple de celle des Estienne, elle joint le triple mérite de la science, des talens littéraires et des vertus civiques à celui de la perfection dans son art. Les Didot auront un jour leur histoire.

36o. Crapelet. 1822-34. A étendu, avec autant de goût que de bonheur et de savoir, le luxe des nouvelles éditions grand in-8 de nos classiques, à une suite de réimpressions des principaux monumens anciens de notre langue. Sa Collection, sur papier de Hollande, est et ne cessera d'être un de nos premiers titres typographiques.

Il serait aisé, peut-être même juste, surtout par rapport aux travaux du temps présent, d'étendre la précédente liste, de mentionner, par exemple, cet estimable Delatour, qui a si bien imprimé le Cicéron de l'abbé d'Olivet, les Panckoucke, les Prault, les Cussac, les Michaud, les Rignoux, les Le Normant, et d'autres encore; mais nous n'avons pas prétendu dresser le catalogue complet de nos grands imprimeurs de Paris, tant s'en faut. Un tel travail exigerait plus de développement que nous n'en pouvons donner ici. C'est assez; laissons à d'autres le soin de compléter le catalogue de Lottin, qui s'arrête en 1789.

[3] Hist. de l'imprimerie. La Haye, 1740, in-4, et Paris, 1775, in-4.

[4] Origines typographicæ. La Haye, 1740, in-4.

[5] Annales typographicæ. La Haye, 1719-25. Amst., 1723. Londini, 1741, Viennæ, 1780-89. 10 vol. in-4.

[6] Idem. Norimbergæ, 1793-1803. 11 vol. in-4.—Voy. encore l'Histoire de l'imprimerie et de la librairie, par Jean De la Caille. A Paris, 1689.