O créature raisonnable

Qui désire le firmament,

Voici ton portrait véritable,

Afin de mourir saintement;

C'est la danse des Macabées,

Où chacun à danser apprend,

Car la Parque, ceste obstinée,

N'épargne ni petit ni grand, etc., etc., etc.

La suite des figures représente la mort entraînant les gens de toute condition, bon gré mal gré, à commencer, pour les hommes, par le pape, l'empereur, le patriarche, le connétable, l'archevêque, le roi, le chevalier, le cardinal, et jusqu'au simple abbé, au bailli, à l'astrologue, au bourgeois, au moine, au maître d'école, à l'usurier, à l'amoureux, au petit enfant et au médecin; et, pour les femmes, depuis la reine, la duchesse, la régente, l'abbesse, etc., etc., jusqu'à la bergère, à la bourgeoise, à la mignonne, à l'impotente, à la pucelle, à la femme grosse, à la religieuse, à la sorcière, à la bigote et à la sotte. Le texte en vers qui se lit en bas de chaque figure en est l'explication paraphrasée. La mort dialogue avec le patient en octaves de huit pieds, quelquefois assez comiques, le plus souvent insignifiantes. Nous remarquons dans l'auteur une certaine pente satirique contre le clergé; car c'est toujours lui que la mort goguenarde le plus, et qui fait le plus de façons pour la suivre.

LA MORT.