Mais en ayant ses pasteurs bons gens d'armes

Pour estre grand et monté sur Rohan, etc., etc.


Europe est grande et pleine de bonté;

Aurelian est un fort chien couchant;

Et Paris est dessus Rohan monté,

Mais devant tous est le Lyon marchant.

Ce vers, qui termine la pièce préliminaire ou le prologue intitulé: Le cry des Monstres de la Satire, devient comme le refrain de l'ouvrage. Quant à la satire elle-même, elle offre une perpétuelle et obscure allégorie où l'on voit figurer divers monstres et personnages fabuleux, tels qu'un lion, Arion monté sur un dauphin, Vulcain, Aurélien l'empereur, Paris monté sur un cheval rohan, Androdus, Europe, Ganimède et la Vérité toute nue, qui devait être curieuse à voir sur le théâtre du collége de la Trinité. Arion, sur son dauphin, ouvre la scène en chantant sur le luth un lay piteux et lamentable; puis il jette son instrument et se met à plorer la mort du Dauphin, fils de François Ier, otage de son père à Madrid; mort funeste attribuée au poison. Sur ces entrefaites, Vulcan sort d'un souterrain, armé d'une serpentine dont il tire un coup en criant: Avez-vous peur?... et oui vraiment Paris a peur, Paris, qui dormait au pied du mont Ida; Androdus, Ganimède et la Vérité, qui n'étaient pas loin, ont tous grande peur à ce méchant tour de Vulcan. Ils accourent sur le théâtre esbahis. «Hau! qu'est-ce celà?» dit Paris; à quoi Vulcan, toujours plaisant, répond:

C'est un coup de matines

Que Vulcan sonne avec son gros beffroy, etc.