Allusion à l'attaque soudaine de Charles-Quint contre François Ier.—On se doute bien que Lyon n'a pas peur:
Hà faut-il craindre? oncq crainte n'esprouvay;
Je me retire en mon fort jusqu'au fond, etc.
Là dessus Arion se met à raconter en vers ses longues infortunes expliquées ensuite par la Vérité, d'où il suit qu'Arion, jeté en mer, est le roi de France fait prisonnier à Pavie, par trahison. Puis Lyon vient faire une sortie contre Henri VIII, au sujet des troubles d'Angleterre. A son tour, Paris expose les fatals exploits du comte de Nassau, en Picardie, et comme il battit en brèche la ville de Péronne. Europe prend ensuite la parole pour déplorer les conquêtes du sultan Soliman, menaçantes pour la chrétienté. Dans ce conflit de malheurs, Paris, Lyon et Aurelian (Orléans) réclament l'honneur de défendre le cueur d'Europe, c'est à dire la France. Lyon dit que cet honneur lui revient, en sa qualité de seul lion qui soit en France. Paris fait valoir ses droits de capitale, étant Paris sans pair. Aurelian observe qu'il a vaincu la reine de Palmyre. «Et moy, reprend Paris, ne suis-je pas Pâris le beau fils de Priam?»
Mais je (réplique Lyon), qui de nature
Suis la plus noble et forte créature, etc.
Voyez un peu tout ce qu'en dit cy Pline
En naturelle histoire et discipline, etc., etc.
Paris, fatigué des vanteries de Lyon, lui coupe la parole avec ces mots: