»Qui tuit auront et miches et meriaux.
»Tint durandars dont librans fu lettrés.»
M. de Roquefort dit que cette chanson fut chantée pour la dernière fois en 1066; comment le sait-il?
An 1069-77. 12o. Les Lois des Normands, par Guillaume le Conquérant. Notre exemplaire de l'Histoire littéraire de la France, enrichi de plusieurs notes autographes de M. l'abbé Mercier de Saint-Léger, en contient une, entre autres, où ce savant reproche justement aux bénédictins, avec M. Raynouard, de n'avoir pas consacré un article particulier à ce monument, l'un des plus anciens de notre prose, que l'on fait remonter aux années 1069-77. L'Evêque de la Ravallière a prétendu que ces lois normandes n'avaient pas été d'abord écrites en langue d'oil, et que le texte, imprimé à Londres, en 1721, n'en est qu'une ancienne traduction; mais dom Rivet persiste à regarder ce texte comme original. M. Duclos nous fournira, dans un de ses Mémoires pour l'Académie des Inscriptions, les citations qu'on va lire.
«Ce sont les leis et les cuttumes que li reis William garantut à tut le peuple de Engleterre apres la conquest de la terre. Ice les meisme que li reis Edward son cosin tint devant lui.
1o. De azylorum jure et immunitate ecclesiasticâ.
«Co est a saveir; puis a saincte eglise; de quel forfait que hom ont fait en cel tens, et il pout venir a saint eglise ou pais de vie et de membre. E se alquons meist main en celui qui la mere eglise requireit, se ceo fust u abbeie, ulglise de religion, rendeist ce que il javereit pris, e cent sols de forfait, e de mer eglise de paroisse XX sols e de chapelle X sols e que enfriant la pais le reis en merchenelae (lege merciorum) cent sols les amendes, altresi (similiter) de Heinfare (homicidiis) e de aweit (insidiis) purpensed, etc., etc., etc.»
2o. Art. 37. De Adultera a patre deprehensa.
«Si pere trovet sa fille en adulterie, en sa maison u la maison son gendre ben li leist occire ladultere, etc., etc., etc.»