»O ter quaterque Beatus

»Catharinæ ventris fructus!

»O Felix Jacobus Clemens!

»Felix martyr, Felix amans!


[28] Ce savant, il faut le dire, a porté à l'opinion de M. de la Ravallière un coup terrible, s'il n'est pas mortel; en rapportant une chanson du troubadour Rambaut de Vaquiers, écrite dans les cinq langues, provençale, française, italienne, espagnole et latine, où l'analogie entre elles est, à la vérité, frappante; mais dix vers, cent vers, un serment de dix lignes, des Litanies offrant sans cesse les mêmes mots, ne suffisent pas pour décider des questions de ce genre. Une autorité bien plus redoutable, parce qu'elle se produit avec tout le charme de la plus brillante éloquence, je veux parler de M. Villemain, dans son Cours de littérature du moyen-âge, paraît renverser tout le système de l'éditeur du roi de Navarre; mais, comme une discussion approfondie de ces questions ardues et sèches n'entrait pas dans le cadre qu'il s'était choisi, on peut dire qu'il ne les a résolues qu'en passant, et seulement autant qu'il fallait pour initier ses auditeurs à l'étude plus philosophique des progrès de l'esprit humain dans les lettres depuis l'invasion des barbares en Europe jusqu'à François Ier.

[29] Le savant abbé de la Bouderie, dans son nouveau Journal des Paroisses, no du 1er janvier 1834, fournit de très solides preuves de l'opinion que saint Bernard prêcha la plupart du temps en langue vulgaire, et non en latin. Il fait mieux, il donne, suivant l'édition de Mabillon, tout un sermon de la Nativité de Jésus-Christ, en vieux français, prêché par ce père de notre éloquence sacrée. «Trois merveillouses choses eswart, chier freire, en ceste nexance, etc., etc., etc.»


DISCIPLINA CLERICALIS,
TRANSLATA A PETRO ALPHONSO EX ARABICO IN LATINUM,