[22] Multò majorem gallica lingua cum græca habet affinitatem quàm latina.
[23] Il est certain qu'on ne pourrait dire en latin, totum contrario, sunt in omne decem.
[24] M. Paulin-Paris, dans les notes de son excellente édition du Romancero français, a rétabli, avec sa sagacité ordinaire, l'autorité de cette tradition.
[25] Origines de la langue française, 1581, in-4.
[26] L'éditeur du Recueil des Poètes gascons, en 2 vol. in-12, dom Vaissete, dans les notes chargées de citations de nos idiomes du midi, qui décorent sa belle Histoire du Languedoc; Bernard de la Monnoye, par sa publication des Noëls Bourguignons; dernièrement, en 1825, M. l'abbé de la Bouderie, par sa traduction sur l'hébreu en patois auvergnat, du livre de Ruth et de la Parabole de l'Enfant prodigue, ont pu donner une idée de l'intérêt qui s'attache à nos dialectes provinciaux. C'est bien là qu'on apprend que tout n'est pas latin dans notre langue. Le caractère de finesse dans la naïveté qu'on y trouve est, entre autres, spécial à l'idiome français. On y voit aussi beaucoup de mots évidemment d'origine gauloise, tels que dien (dans), tzons (champs), ana (va), ritge (riche), etc. Le proverbe picard cité par La Fontaine:
Biaus chiers leus n'ecoutés mie
Mère tenchent chen fieu qui crie,
ne paraît pas non plus trop latin.
«Hæc nacta virum nonsegnem,