Le babil du vent disert

Qui frise l’eau ;

Il se cambre parfois, les mains aux hanches,

Le souffle court, les yeux mis-clos,

Sous le dôme humide des branches,

Pour aiguiser nerveusement ses cornes torses,

Le long des sillons de l’écorce.

Vers l’aube, il chantera d’une voix adoucie,

Sans faire aucune prophétie.

CDXC
LE VIVIER