Ce cher vivier dormant est votre paysage ;

Il est bleu, d’un bleu pur et pâle, le passage

D’une nuée, au ciel, vient parfois l’assombrir

Et changer la turquoise en un profond saphir,

Mais il vous plaît toujours, et toujours il apporte

Un rêve d’autrefois où des princesses mortes

Goûtent le crépuscule en somptueux atours.

L’hiver torrentueux, durant ses mauvais jours,

A beau laver le sol et brouiller chaque trace,

L’eau réfléchit encor l’image qui s’efface.