— Au poste ?

— Oui, là, sur la gauche.

— Ah ! bien ! Merci, Monsieur. »

Elle se hâte, franchit presque en courant les trois marches de l’escalier, frappe à la porte vitrée où une pancarte est accrochée, pénètre enfin dans la petite chambre obscure que des soldats et des sous-officiers occupent. Ils sont assis et fument.

« Pardon, Monsieur… pour un renseignement…

— De quoi s’agit-il, Mademoiselle ? dit un sergent qui sourit déjà et se penche d’un air empressé.

— Voilà, Monsieur. Il y a un soldat de votre régiment, n’est-ce pas ?… un artilleur qui est mort, n’est-ce pas ?… qui est mort, et je voudrais…

— Mademoiselle, pour ça, il faut s’adresser à l’hôpital. Je vais vous donner l’adresse.

— Non, Monsieur, pas un malade. Il a eu un malheur, on m’a dit. »

Elle se trouble. Elle reprend sa phrase.