— Toutes les folies !

— En auto… mardi.

— Ah ! mon enfant ! c’est que, mardi…

— Geoffroy, vilain Geo ! Je ne serai plus jamais heureuse si, mardi, tu ne me mènes pas aux gorges d’Ollioules. Il faut avoir vu les gorges d’Ollioules, je veux les voir avec toi ! Nous resterons toute la journée ensemble. Tu sais que, dimanche, j’ai promis d’aller à Marseille, pour les courses, et jeudi, c’est trop loin ! Ton jeune élève se passera bien de tes leçons tout un jour ! Allons ! Allons, mon petit Geo ! »

Elle avait dit cela d’une voix gentille, en souriant, et, comme elle souriait bien, d’un joli sourire malicieux et tendre, il ne tarda guère à céder.

« Mardi, c’est entendu ! Et maintenant, mettez votre beau chapeau, poudrez-vous le bout du nez, faites, le plus vite possible, devant la glace, les petites grimaces d’usage, et venez dîner à la Rotonde, où Lohéac nous attend. »

« Je m’excuserai demain auprès de Mme Laurenty », songeait-il.

Le dîner fut plein d’agrément. Lohéac raconta un incident très drôle de son voyage en Chine. Arlette n’en pouvait plus de rire et Salvert se disait à part soi que c’étaient là les présages d’une heureuse nuit.

Elle fut exquise.

XXXIV