Marsyas ébloui et qui chantait encor

A ses lèvres semblait unir un roseau d'or.

Tous écoutaient chanter Marsyas le satyre;

Et tous, la bouche ouverte, ils attendaient le rire

Du Dieu et regardaient le visage divin

Qui semblait à présent une face d'airain.

Quand, ses yeux clairs fixés sur lui, Marsyas le fou

Brisa sa flûte en deux morceaux sur son genou.

Alors ce fut, immense, âpre et continuée,

Une clameur brusque de joie, une huée