Que l'ennuyeux parc de Versailles.
Comme toujours, nous découvrons çà et là d'amusants croquis:
Bosquets tondus où les fauvettes
Cherchent en pleurant leurs chansons,
Où les dieux font tant de façons
Pour vivre à sec dans leurs cuvettes.
A la fin de la pièce, qui ne laisse pas d'être un peu longue, il y a encore de jolis détails et certaine évocation irrespectueuse des fantômes du lieu, en attendant la pointe fine que nous espérions bien avec le dernier vers.
Mais, avant Musset, Théophile Gautier avait parlé de Versailles en un fort beau sonnet. Ce poème est singulier par son sentiment. Au lieu de voir dans ce décor ce que l'on y verra plus tard: la belle ruine moderne et le souvenir de la gloire, Gautier, avec des notations ingénieuses, s'est plu à relever la seule tristesse de ce lieu vide, de cette étendue d'arbres, d'allées et d'eaux, jadis si bruyante, et qui semble avoir perdu son âme, manifestée dans le Roi, rival du soleil:
Comme une délaissée à l'écart, sous ton arbre,
Sur ton sein douloureux croisant tes bras de marbre,