Le soir tombait. Ils dînèrent, puis, ils rentrèrent chez eux.

Sylvius caressa son amie ; elle lui fit encore ce don d’elle-même qu’il avait tant appelé. Ce furent là de délicates et paisibles amours, très conjugales et sans fièvre. Sylvius n’en eût point voulu goûter de plus belles et n’en imaginait pas de meilleures. Clorinde semblait satisfaite.

L’air de la chambre était lourd. Ils ne purent dormir. S’étant vêtus quelque peu, ils s’assirent devant le seuil de la maison, comme ils l’avaient fait à l’aurore.

Tout à coup, Clorinde se leva.

« Je vais me promener… un peu de migraine… Non ! inutile de m’accompagner.

— Tu reviendras bientôt ?

— Adieu ! dit-elle, nous sommes quittes ! »

Il n’avait même pas écouté la réponse. Assurément, Clorinde reviendrait dans quelques minutes… Il allongea ses jambes, soupira d’aise et regarda, du côté de l’orient, les étoiles pâlir.

« Ah ! que la vie est douce, murmura-t-il, et quelle inoubliable journée ! »

Il lui sembla entendre un léger bruit dans la maison.