« Non ! dit-il. Non ! je n’en veux plus ! »

Et, sans se lever, il cria :

« Allez-vous en ! intruses ! polissonnes ! calamiteuses ! Que venez-vous faire ici ? »

Mais elles avaient déjà disparu.

Sylvius haussa les épaules.

« Je vois des choses ridicules ! Un peu de fatigue nerveuse, sans doute. N’y pensons plus. La vie est trop bonne pour la gâter par des imaginations ! »

XXXIII

Sylvius regarda la mer. La nuit devenait plus lucide. A travers la plaine grise du ciel, un nuage sombre descendait vers l’horizon. — Sylvius le suivait des yeux, distraitement, et, enclin à la rêverie, la tête un peu vague, la pensée molle comme une fumée, il se demandait en attendant le retour de Clorinde, ce que ce nuage faisait, à tomber ainsi vers la mer, lent et lourd.

Peu à peu, une inquiétude le saisit. Ce nuage, où allait-il ?

Sylvius marcha jusqu’à la grève, et, montrant du doigt la forme aérienne, demanda aux flots :