« Vincent ! dit-elle, tu t’excites ! Tu vas être malade ! pardonne-moi ! je renverrai mon amant ! rentre coucher avec moi. Je t’aime ! »
Elle lui prit encore le visage et le regarda longuement dans les yeux.
« Je t’aime ! » murmura-t-elle encore.
Et elle donna au poète tout son regard.
« Non ! je ne veux pas ! »
Lautonne eut un grand geste tragique.
« Va-t’en ! Clorinde ! va-t’en ! que je ne te revoie plus ! Tu as ri en me regardant ! »
Elle partit, désolée, à petits pas, et se retournait parfois pour quêter un pardon… Lautonne ne daigna point la retenir, mais Sylvius, soulevé d’avoir vu une si jolie fille embrasser ce Quasimodo, s’écria d’un ton railleur :
« Ah ! plaignez-vous ! quoi ! vous vivez de parfums, vous faites de beaux vers et la plus aimable des femmes vous prend pour amant ! Quel privilège demandez-vous encore ? »
L’expression de Lautonne changea brusquement. Sur cette figure mobile une profonde douleur plissait des rides. Et quels accents ! quel ton de détresse quand il gémit :