— Lautonne disait : « Une muse qui soit l’expression de vous-même. » Où la chercher ? où la trouver ?

— Ma fille débauchée, mon fils…

— Laissez-moi donc tranquille !… Ah ! je ne puis vivre sans Clorinde ! »

Clorinde !… Sylvius la voyait nue.

« Je n’ai pas mangé depuis trois jours, mon bon monsieur ! Ah ! j’ai eu bien des revers ! mon mari mort au Tonkin ! ma… »

Sylvius lui jeta quelques sous et, brusquement, se tournant vers elle, il cria d’un air furieux :

« Où est ma muse ? dites-moi ! où est ma muse ? »

La vieille fut debout d’un bond, saisit le chat noir d’une main, de l’autre, ce qui lui restait de jupes :

« Je ne vous ai rien pris, monsieur ! je suis honnête ! Ah ! mon Dieu ! il est fou !… »

Et s’enfuit, haletante d’effroi.