Celles qui sont des fleurs légères sont venues,
Figurines d’or, et beautés toutes menues
Où s’irise une faible lune… Et les voici,
Mélodieuses, fuir dans le bois éclairci.
Ou bien enfin :
La Princesse, dans un palais de roses pures,
Sous les murmures et les feuilles, toujours dort.
Elle dit en rêvant des paroles obscures
Et les oiseaux perdus mordent ses bagues d’or.
Mais le lieu vers lequel les poèmes de Paul Valéry me conduisent le plus souvent est un bois, très retranché du monde où dort un étang. Près du bord, des femmes sont assises, très parées ou très nues. Celle qu’une eau légère encore diamante vient de se coucher sur l’herbe : des larmes de soleil ruissellent sur ses flancs. D’autres, qui se baignent, jouent avec des nénufars. Je vois une barque passer sur l’eau égale ; des femmes, encore, s’y trouvent qui, rêveusement suivent