—Désormais, dit-elle, nous ne nous quitterons plus. C'est pour la vie.

—Pour la vie, répéta Crillon enivré.

La Vénitienne lui saisit la main droite, baisa la bague et dit:

-A nous deux, maintenant, cette bague de votre mère.

-Pourquoi? demanda Crillon.

—Parce que maintenant nous partagerons tout: ceci d'abord.

Elle lui montrait un coffret dont sa main adroite fit jouer le ressort, et qui contenait des poignés de joyaux et de pierreries qu'eussent enviées des reines.

—Mais … objecta Crillon.

—Et ceci ensuite, continua la Vénitienne, avec une joie d'enfant; regardez.

Une caisse de fer, longue de trois pieds, profonde de deux, et pleine de sequins d'or.