—Croyez-vous? demanda Crillon avec bonhomie.
—Chevalier, dans le cours de votre carrière héroïque, vous avez souvent fait plus que d'entrer dans un camp pour enlever des chevaux.
—Les chevaux de Rhésus, dit Espérance.
—J'ai appris cela dans mon jeune âge, dit Crillon, oui, Ulysse et Diomède au milieu de toute une armée, c'était bien beau, mais c'est difficile.
—Un homme est bien plus facile à détruire que trois chevaux à emmener, dit tranquillement le moine.
—Je comprends, s'écria Espérance, il faudrait aller casser la tête à ce coquin au milieu même de son armée, et la guerre civile est finie.
—C'est vrai, dit simplement Crillon.
—C'est vrai, répéta le génovéfain, seulement le tuer ne suffirait pas.
—Comment cela? Que voudriez-vous y ajouter?
—J'aimerais mieux, pour la sécurité de l'État, que l'imposteur fût traduit devant des juges et bien publiquement jugé, condamné.