—Vous ne retrouverez jamais ces messieurs, lui dit l'intendant, ils sont partis sans dire le but de leur voyage, et déjà ils sont loin. Restez, monsieur, restez!… nous aurons soin de vous.

Pontis faillit perdre courage à ce nouvel obstacle qui se dressait devant lui. Mais, au bruit des aboiements qui recommençaient de plus belle:

—Les chiens! s'écria-t-il…. Oh! mon Cyrus! oh! mon Rustaut! ils sauront bien retrouver Espérance…. Lâchez-les, lâchez-les, je les suivrai.

Aussitôt il se hissa en selle; les chiens détachés bondirent, fous de joie, jusqu'aux naseaux du cheval, leur ami; et dès que la porte eut été ouverte, ils s'élancèrent, fouillant du nez la trace qu'ils eurent bientôt rencontrée.

Pontis baissa la main gauche, s'accrocha de la droite au pommeau pour ne pas tomber, et le cheval se précipita impétueusement dans le froid courant de la bise matinale.

FIN DU DEUXIÈME VOLUME

TABLE

I. L'abjuration

II. Où le roi venge Henri

III. Coup de théâtre