—Bah! pensa Brissac.
—Cette attitude du parlement est inquiétante, et pourtant il faut que les volontés de mon maître s'exécutent.
Le grand mot était lâché, Brissac sentit qu'il n'était plus temps de jouer aux fins.
—Quelles volontés? dit-il.
—Il faut, dit l'Espagnol en fixant sur le visage du gouverneur des regards pénétrants, il faut, entendez-nous, qu'aujourd'hui même le parlement ait accepté notre infante.
—Et s'il ne l'accepte pas, demanda tranquillement Brissac.
—On lui donnera douze heures pour se décider.
—Et après ces douze heures?
—Il faudra qu'il accepte, dit le duc.
—Le parlement fera peut-être appel à la garnison parisienne?