—Et il cédera?

—Que ferait-il, pris entre vous et l'Espagnol?

—Vous êtes un ange d'esprit. Je m'habille.

—Je vous attends, dit la duchesse en passant avec un sourire galant dans la pièce voisine.

—Et de deux, murmura Brissac.

Brissac était à peine sur pied que le duc de Feria survint. Il fut surpris de trouver encore la duchesse et bien plus surpris quand Brissac lui déclara que Mme de Montpensier leur faisait l'honneur de les accompagner chez M. de Mayenne.

Le duc fronça le sourcil et voulut adresser quelques questions à Brissac; mais ce dernier avait offert déjà sa main gantée à la duchesse. Il la conduisit à sa litière, monta à cheval, et les trois troupes se dirigèrent vers l'hôtel de Mayenne.

Nous disons les trois troupes uniquement par politesse pour le parti parisien, car ce dernier n'était représenté que par Brissac, un laquais et un soldat.

Chemin faisant, Brissac causa librement, soit avec le duc, soit avec la duchesse, clignant de l'oeil à celle-ci, souriant à celui-là de manière à les enchanter tous les deux.

On arriva chez M. de Mayenne. Là, un spectacle singulier s'offrit aux yeux des trois partis.